Guide TCF Canada · 3 septembre 2026

Les phrases avec « si » au TCF Canada : hypothèse, condition et le bon temps

Choisir le bon temps après « si » au TCF Canada : les trois systèmes hypothétiques, l'erreur « si j'aurais » et un atelier PDF remplissable.

À retenir Pratiquez avec méthode

Comprendre la tâche, choisir une stratégie et vous entraîner avec des repères concrets.

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Une phrase avec si ne demande pas d’abord une récitation de conjugaison. Elle demande une décision de sens. La situation est-elle réalisable, imaginée dans le présent, ou contraire à ce qui s’est passé ? La réponse détermine le temps placé après si et celui de la conséquence. Cette démarche est particulièrement utile en production écrite et orale, où il faut construire une hypothèse tout en poursuivant son idée.

Trois systèmes couvrent l’essentiel : si + présent, si + imparfait et si + plus-que-parfait. À chacun correspond un ensemble précis de temps possibles dans la proposition principale. Un réflexe protège ensuite contre deux erreurs fréquentes : après un si qui exprime une condition, on ne met ni futur ni conditionnel. Le si d’une question indirecte obéit à une autre logique et sera donc traité séparément.

Ce guide vise la maîtrise grammaticale, sans promettre un niveau ou un résultat particulier au TCF Canada. L’objectif est concret : formuler une condition, une hypothèse, un regret ou une suggestion avec des temps cohérents, puis pouvoir expliquer son choix.

« Si », condition et conséquence : deux propositions, une logique

Dans le système le plus courant, la phrase réunit deux propositions. La subordonnée introduite par si pose la condition. La proposition principale en donne la conséquence. Dans « Si la bibliothèque prolonge ses heures, les étudiants pourront réviser après leur quart de travail. », la prolongation des heures est la condition; la possibilité de réviser est la conséquence. Le futur pourront se trouve dans la principale, pas juste après si.

La condition vient avant la conséquence dans le raisonnement : il faut d’abord envisager le fait qui rend l’autre possible. Cela ne signifie pas que la proposition avec si doit toujours occuper la première place dans l’ordre des mots. On peut aussi écrire « Les étudiants pourront réviser après leur quart de travail si la bibliothèque prolonge ses heures. » Le système verbal ne change pas. Lorsque la subordonnée précède la principale, on les sépare normalement par une virgule. Lorsqu’elle suit la principale, la virgule est généralement inutile.

Pour choisir le bon système, ne partez pas du verbe que vous connaissez le mieux. Posez plutôt une question sur le sens. Parlez-vous d’une possibilité encore ouverte ? Imaginez-vous une situation différente maintenant ou plus tard ? Revenez-vous sur un passé qui ne peut plus être modifié ? Ces trois intentions conduisent respectivement au présent, à l’imparfait et au plus-que-parfait après si.

Quelle forme choisir après si Carte de décision pour les phrases hypothétiques. Si suivi du présent appelle un présent, un futur simple ou un impératif. Si suivi de l’imparfait appelle un conditionnel présent. Si suivi du plus-que-parfait appelle un conditionnel passé, ou un conditionnel présent quand la conséquence vaut encore aujourd’hui. Rappel : après un si de condition, jamais de futur ni de conditionnel juste après si. Exception : dans une question indirecte comme je me demande si, le futur ou le conditionnel est possible. QUELLE FORME CHOISIR APRÈS SI ? si + PRÉSENT présent, futur ou impératif Si tu es prêt, commence. si + IMPARFAIT conditionnel présent Si j’avais le temps, je viendrais. si + PLUS-QUE-PARFAIT conditionnel passé Si tu avais réservé, tu aurais eu la place. Nuance : si + plus-que-parfait peut donner un conditionnel présent quand la conséquence vaut encore aujourd’hui (Si j’avais accepté, j’habiterais ici). Le réflexe : après un « si » de condition, jamais de futur ni de conditionnel juste après si (si j’avais, non « si j’aurais »). Exception : question indirecte (Je me demande si…) : le futur ou le conditionnel est possible.
La carte part du sens visé, puis associe le temps après « si » au temps de la conséquence.

Le mot hypothèse est parfois employé au sens large pour les trois systèmes. Les étiquettes peuvent varier selon les ouvrages, mais les combinaisons de temps restent stables. Pour produire une phrase, le plus sûr est donc de reconnaître le rapport temporel plutôt que de chercher une étiquette parfaite. La formule condition + conséquence suffit pour commencer.

Dans une réponse développée, la phrase avec si doit aussi servir l’argument. Elle peut annoncer l’effet d’une mesure, imaginer une solution ou évaluer une décision antérieure. Préparez d’abord le couple condition-conséquence en deux segments courts. Ajoutez ensuite les précisions de lieu, de temps ou de cause. Cette progression réduit le risque de perdre la concordance en allongeant la phrase.

Système 1 : si + présent → présent, futur simple ou impératif

Le premier système sert à présenter une condition réalisable ou une possibilité encore ouverte. Le verbe de la proposition introduite par si est au présent. Dans le modèle de base étudié ici, ce guide retient trois choix dans la principale : le présent, le futur simple ou l’impératif présent. Le choix dépend de ce que la conséquence exprime.

Sens de la conséquence Construction Exemple
Résultat habituel ou général si + présent, présent Si la température descend sous zéro, la passerelle devient glissante.
Résultat à venir si + présent, futur simple Si tu termines les exercices mardi, tu consacreras mercredi à la simulation orale.
Conseil, consigne ou demande si + présent, impératif présent Si l’avis de poudrerie reste en vigueur, consultez l’état des routes avant le départ.

Avec le présent dans les deux propositions, la phrase présente souvent un lien régulier. Dans « Si le train de banlieue accuse un retard, Malik prévient son équipe. », la principale décrit ce que Malik fait chaque fois que la condition se réalise. Le même agencement peut aussi décrire un résultat immédiatement observable : « Si vous cliquez sur cet onglet, le formulaire apparaît. »

Le futur simple place la conséquence plus tard, tout en gardant le présent après si. On écrit « Si le comité confirme la salle, nous enverrons les invitations vendredi. » La confirmation demeure possible; l’envoi suivra. La forme confirmera serait fautive dans cette subordonnée de condition, même si toute la scène concerne l’avenir.

L’impératif sert à faire agir la personne lorsque la condition se réalise. « Si vous manquez la correspondance à Winnipeg, appelez le service aux voyageurs. » contient un présent après si et un impératif dans la principale. L’impératif n’exprime pas un autre degré de probabilité. Il transforme simplement la conséquence en consigne.

Un moyen efficace de vérifier ce système consiste à entourer mentalement la proposition avec si. Son verbe doit rester au présent. Ensuite, demandez-vous si la principale énonce un fait régulier, un résultat futur ou une action demandée. Vous choisissez alors le présent, le futur simple ou l’impératif. Ne déplacez pas le futur dans la subordonnée sous prétexte que l’événement aura lieu demain.

La négation ne modifie pas le système. Dans « Si la clinique ne rappelle pas avant midi, nous confirmerons le rendez-vous en ligne. », le présent négatif ne rappelle pas pose une possibilité; le futur confirmerons en annonce le résultat. De même, un complément comme la semaine prochaine ne commande pas le futur après si. C’est la fonction conditionnelle de la proposition qui gouverne le choix du présent.

Système 2 : si + imparfait → conditionnel présent

Le deuxième système sert à imaginer une situation différente dans le présent ou dans l’avenir. La condition est à l’imparfait et la conséquence au conditionnel présent. Selon les ressources, on parle d’irréel du présent ou de potentiel. Ces appellations décrivent des nuances, mais elles ne modifient pas la structure à produire.

« Si le logement était plus près du campus, Inès rentrerait à pied après ses cours du soir. » La locutrice imagine un logement mieux situé. Elle ne présente pas cette proximité avec le campus comme une réalité. Dans « Si nous disposions d’une semaine de plus, nous préparerions deux simulations complètes. », la semaine supplémentaire est également envisagée, et non affirmée.

L’imparfait après si ne situe donc pas automatiquement la condition dans le passé. Il peut construire une hypothèse sur la situation actuelle : « Si le bureau était ouvert aujourd’hui, je déposerais le dossier en personne. » Il peut aussi porter sur une possibilité future jugée incertaine : « Si le collège offrait ce programme l’an prochain, Samira poserait sa candidature. »

Le soutien de conjugaison nécessaire reste léger. Le conditionnel présent se forme avec le radical du futur et les terminaisons de l’imparfait : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient. Ainsi, préparer donne préparerions. Certains verbes ont un radical irrégulier, notamment viendr-, ser- et aur-. On obtient par exemple viendrait, serait et aurions.

Si la formation de l’imparfait vous fait hésiter, révisez le contraste présenté dans notre guide sur le passé composé et l’imparfait. Ici, retenez surtout l’accord des deux temps : imparfait dans la condition, conditionnel présent dans la conséquence. La terminaison -rais appartient à la principale, jamais au verbe placé juste après le si de condition.

Ce système ne signifie pas nécessairement que la situation est impossible. Il la place à distance pour permettre une projection. Le contexte indique si l’idée paraît peu probable, simplement envisagée ou contraire à la situation actuelle. La grammaire reste la même dans ces nuances. En production, évitez donc d’ajouter une certitude que la phrase ne donne pas. Expliquez plutôt pourquoi l’hypothèse serait utile, difficile ou souhaitable.

Système 3 : si + plus-que-parfait → conditionnel passé

Le troisième système revient sur une condition qui ne s’est pas réalisée dans le passé. Le verbe après si est au plus-que-parfait et la conséquence est normalement au conditionnel passé. La phrase reconstruit un autre passé, tout en laissant comprendre que les faits réels ont suivi un chemin différent.

« Si les voyageurs avaient acheté leurs billets la veille, ils auraient choisi des sièges voisins. » Le plus-que-parfait avaient acheté présente la condition non réalisée. Le conditionnel passé auraient choisi présente la conséquence qui ne s’est pas produite. De même, « Si la Ville avait déneigé cette entrée plus tôt, le centre aurait accueilli le groupe à l’heure prévue. » permet d’analyser une cause passée et son résultat passé.

Le conditionnel passé se forme avec l’auxiliaire avoir ou être au conditionnel présent, suivi du participe passé. On trouve donc des groupes comme aurait accueilli ou seraient arrivés. Cette structure suffit pour choisir le temps. Il n’est pas nécessaire de reprendre ici tout le fonctionnement des auxiliaires ni les accords du participe passé.

Une conséquence qui vaut encore aujourd’hui

Une variante importante associe le plus-que-parfait au conditionnel présent lorsque la condition appartient au passé, mais que sa conséquence est encore valable maintenant. « Si Amira avait accepté le poste à Halifax, elle habiterait aujourd’hui en Nouvelle-Écosse. » Le choix a été fait dans le passé; le lieu de résidence imaginé concerne le présent. Le mot aujourd’hui rend ce lien temporel très visible.

Comparez cette phrase à « Si Amira avait accepté le poste à Halifax, elle aurait commencé sa formation en juin. » Ici, la conséquence elle-même appartient au passé, donc le conditionnel passé convient. Avant de choisir entre habiterait et aurait commencé, demandez-vous quand la conséquence se situe : encore maintenant, ou entièrement dans le passé.

Les repères temporels facilitent ce diagnostic. Des expressions comme hier, la semaine dernière ou en juin peuvent ancrer la conséquence dans un passé terminé. Des expressions comme aujourd’hui, maintenant ou encore peuvent signaler une conséquence actuelle. Ces mots ne remplacent pas l’analyse, mais ils rendent visible le rapport entre la cause passée et le résultat imaginé.

Le réflexe : jamais de futur ni de conditionnel juste après le « si » de condition

Le principe formulé par l’OQLF est net : « Dans une proposition introduite par si qui exprime une condition, le verbe n’est jamais au conditionnel. » L’organisme précise aussi que la condition ne se met ni au conditionnel ni au futur. Cette règle porte sur le verbe de la proposition conditionnelle, celui qui vient après si. Elle n’interdit évidemment pas le conditionnel ou le futur dans la proposition principale.

La forme « Si j’aurais plus de temps, je participerais aux rencontres de conversation. » est donc à corriger. Il faut écrire « Si j’avais plus de temps, je participerais aux rencontres de conversation. » La condition passe à l’imparfait, tandis que la conséquence reste au conditionnel présent. L’OQLF présente l’emploi du conditionnel après le si de condition comme une erreur fréquente. Il n’y a aucune raison de la caricaturer comme un québécisme.

Le même réflexe s’applique au futur. La phrase « Si je viendrai à Québec vendredi, je visiterai le campus. » est incorrecte lorsque si introduit la condition du déplacement. On écrit « Si je viens à Québec vendredi, je visiterai le campus. » Le présent viens suffit à évoquer l’avenir dans la subordonnée; le futur visiterai reste dans la principale.

Le moyen mnémotechnique « les si n’aiment pas les -rais » peut être utile, à une condition : le limiter au si de condition. Il rappelle que « Si nous aurions une voiture, nous partirions plus tôt. » doit devenir « Si nous avions une voiture, nous partirions plus tôt. » Il ne constitue pas une interdiction générale du conditionnel après chaque mot si.

L’erreur apparaît souvent parce que la personne entend que toute la phrase est hypothétique et place le conditionnel dans les deux propositions. Or les deux parties n’ont pas le même rôle. La subordonnée construit le cadre avec le présent, l’imparfait ou le plus-que-parfait. La principale formule le résultat avec le temps permis par le système. Nommer ces deux rôles aide davantage que de corriger une terminaison isolée.

Une vérification en deux gestes

Repérez d’abord la proposition qui pose la condition. Si son verbe est au futur ou au conditionnel, remontez au sens voulu. Une possibilité ouverte appelle généralement le présent : « Si la garderie ferme plus tôt, les parents s’organiseront. » Une situation imaginée appelle l’imparfait : « Si la garderie fermait plus tôt, les parents s’organiseraient autrement. » Un passé non réalisé appelle le plus-que-parfait : « Si la garderie avait fermé plus tôt, les parents se seraient organisés autrement. »

L’exception à garder à part : le « si » de question indirecte

Dans cette section seulement, si n’introduit pas une condition. Il introduit une question totale, c’est-à-dire une question à laquelle on peut répondre par oui ou par non. Ce si interrogatif peut être suivi du futur ou du conditionnel. Il ne contredit pas la règle précédente, parce qu’il n’a pas la même fonction.

Le test le plus fiable consiste à reconstruire la question directe sous-jacente. À partir de « La recruteuse sera-t-elle disponible jeudi ? », on peut former « Je ne sais pas si la recruteuse sera disponible jeudi. » Le futur sera est correct après si, car la phrase rapporte la question directe « Sera-t-elle disponible ? » Elle ne pose aucune condition suivie d’une conséquence.

Le conditionnel est possible pour la même raison. La question directe « Accepteriez-vous un horaire variable ? » devient « Le gestionnaire demande si vous accepteriez un horaire variable. » Le conditionnel accepteriez conserve ici la valeur atténuée de la question. On peut également écrire « Je me demande si les bénévoles auraient pu arriver avant la fermeture. » La structure sous-jacente est « Les bénévoles auraient-ils pu arriver avant la fermeture ? »

Observez l’absence de couple condition-conséquence. Dans « Dites-moi si vous serez au bureau lundi. », la personne demande une information. Dans « Si vous êtes au bureau lundi, remettez-moi le formulaire. », la présence au bureau déclenche une consigne. Le premier si est interrogatif et accepte le futur; le second exprime une condition et exige le présent.

Pour faire le test rapidement, retirez le verbe introducteur comme demander, savoir ou se demander. Si le contenu restant devient naturellement une question fermée, vous avez probablement une interrogation indirecte. Si vous obtenez plutôt un événement dont dépend un résultat, vous avez une condition. Cette distinction de fonction doit précéder toute vérification de terminaison.

Nuances utiles : suggestion, habitude et élision

« Et si + imparfait ? » forme une suggestion complète

La construction et si + imparfait peut servir à proposer une idée sans énoncer de conséquence. « Et si le groupe répétait ses réponses au centre communautaire après le travail ? » est une suggestion autonome. Il ne manque pas une proposition principale à réparer. Le contexte permet de comprendre une idée proche de « Je propose que le groupe répète ses réponses. »

Cette tournure convient bien à l’interaction orale, parce qu’elle ouvre la discussion sans imposer directement une action. « Et si nous comparions nos plans avant la prochaine simulation ? » invite les autres à réagir. L’imparfait comparions ne renvoie pas à une comparaison passée; il contribue à présenter la proposition comme une possibilité à considérer.

Le « si » d’habitude se rapproche de « chaque fois que »

Dans une habitude, si peut avoir un sens proche de quand ou de chaque fois que. Les deux verbes sont alors couramment au présent. « Si le métro est interrompu, Léonie prend l’autobus de remplacement. » signifie ici que Léonie adopte régulièrement cette solution. On peut reformuler : « Chaque fois que le métro est interrompu, Léonie prend l’autobus de remplacement. »

Cette reformulation est seulement une aide pour reconnaître la valeur habituelle. Elle ne signifie pas que si et quand sont toujours interchangeables. Dans « Si le traversier reprend son service demain, nous irons sur l’île. », la reprise demeure incertaine. La phrase « Quand le traversier reprendra son service demain, nous irons sur l’île. » présente plutôt cette reprise comme attendue. Le sens change.

S’il et s’ils, mais si elle, si elles et si on

Si s’élide devant les pronoms il et ils. On écrit s’il et s’ils : « S’il reste une place, Hugo s’inscrira à l’atelier. » et « S’ils terminent avant midi, ils prendront le train pour Ottawa. » L’apostrophe remplace le i de si.

Il n’y a pas d’élision devant elle, elles ou on. On écrit si elle, si elles et si on, jamais s’elle ni s’on. Les phrases correctes sont « Si elle reçoit la confirmation, elle réservera son billet. », « Si elles trouvent une salle libre, elles répéteront ensemble. » et « Si on avance le rendez-vous, préviens toute l’équipe. »

Récapitulatif : huit corrections express

Pour corriger une phrase, commencez par identifier la fonction de si. S’il pose une condition, déterminez ensuite la période visée : possibilité ouverte, situation imaginée, ou passé non réalisé. Choisissez enfin le temps de la conséquence. Le tableau rassemble huit diagnostics qui mobilisent l’ensemble du guide.

Phrase à corriger ou à vérifier Forme retenue Pourquoi ?
Si l’équipe finira tôt, elle réservera une salle. Si l’équipe finit tôt, elle réservera une salle. Condition réalisable : présent, puis futur simple.
Si vous verriez un message d’erreur, recommencez. Si vous voyez un message d’erreur, recommencez. Condition suivie d’une consigne : présent, puis impératif.
Si le loyer serait moins élevé, Nora déménagerait. Si le loyer était moins élevé, Nora déménagerait. Situation imaginée : imparfait, puis conditionnel présent.
Si nous avions réservé plus tôt, nous obtenions les places voisines. Si nous avions réservé plus tôt, nous aurions obtenu les places voisines. Passé non réalisé : plus-que-parfait, puis conditionnel passé.
Si Farid avait choisi Winnipeg, il aurait habité maintenant au Manitoba. Si Farid avait choisi Winnipeg, il habiterait maintenant au Manitoba. Cause passée et conséquence encore actuelle.
Je ne sais pas si le bureau ouvrira samedi. Je ne sais pas si le bureau ouvrira samedi. Aucune correction : le futur suit un « si » interrogatif.
Et si on préparait une réponse plus courte ? Et si on préparait une réponse plus courte ? Aucune principale à ajouter : c’est une suggestion autonome.
S’elle confirme sa présence, nous ajouterons une chaise. Si elle confirme sa présence, nous ajouterons une chaise. Pas d’élision devant « elle ».

L’arbre de décision en mots

Première question : si introduit-il une condition ou une question indirecte ? Pour une question indirecte issue d’une question à réponse oui ou non, le futur et le conditionnel restent possibles. Pour une condition, excluez immédiatement ces deux temps juste après si.

Deuxième question : quel rapport au temps voulez-vous exprimer ? Une possibilité encore ouverte conduit à si + présent; la principale prend le présent, le futur simple ou l’impératif. Une situation imaginée maintenant ou plus tard conduit à si + imparfait, puis au conditionnel présent. Un passé non réalisé conduit à si + plus-que-parfait, puis au conditionnel passé. Si la conséquence de cette cause passée vaut encore maintenant, le conditionnel présent est possible.

Troisième question : s’agit-il d’une nuance particulière ? Une suggestion peut se suffire à elle-même avec et si + imparfait. Une habitude peut se reformuler avec chaque fois que, sans créer d’équivalence générale entre si et quand. Enfin, vérifiez l’élision : s’il et s’ils, mais si elle, si elles et si on.

Une routine de production

Avant de parler ou d’écrire, formulez d’abord la condition avec son temps. Ajoutez ensuite la conséquence, puis relisez seulement la zone qui suit si. Cette routine évite de contaminer la subordonnée avec le futur ou le conditionnel de la principale. Elle aide aussi à varier les intentions : annoncer un résultat, donner une consigne, imaginer une solution ou regretter une décision passée.

Pour poursuivre votre révision, consultez la rubrique de grammaire du TCF Canada. Travaillez une combinaison à la fois, puis mélangez les trois systèmes dans un court texte argumentatif. Une phrase simple et cohérente vaut mieux qu’une hypothèse longue dont les repères temporels se contredisent.

Source des exemples : création éditoriale interne de Formation TCF Canada.

L’« Atelier des phrases avec si » est un outil d’entraînement maison, non officiel. Il vous aidera à identifier les trois systèmes, à compléter la conséquence, à corriger les formes après le si de condition et à distinguer l’hypothèse de la question indirecte.

Atelier des phrases avec si

Atelier remplissable : identifier le système après si, compléter la conséquence, corriger si j'aurais et si je viendrai, puis distinguer hypothèse, habitude et question indirecte. Ressource créée par Formation TCF Canada.

Retenez enfin le noyau de la méthode : présent pour une possibilité ouverte, imparfait pour une situation imaginée, plus-que-parfait pour un passé non réalisé. Placez le futur ou le conditionnel dans la conséquence lorsque le système le demande, jamais juste après le si de condition. Puis appliquez séparément le test de la question oui ou non lorsque si est interrogatif.

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Atelier des phrases avec si

Atelier remplissable : identifier le système après si, compléter la conséquence, corriger si j'aurais et si je viendrai, puis distinguer hypothèse, habitude et question indirecte. Ressource créée par Formation TCF Canada.