Guide TCF Canada · 6 septembre 2026

Le vocabulaire des études et de la formation au Québec : les collocations utiles

Le vocabulaire des études et de la formation au Québec : cégep, DEC, admission, cours, notes, diplôme, bourse, anglicismes à corriger et un atelier PDF.

À retenir Pratiquez avec méthode

Comprendre la tâche, choisir une stratégie et vous entraîner avec des repères concrets.

Renard roux du Canada studieux a un bureau de bois avec une pile de livres vierges et une lampe chaleureuse, avec une echarpe rouge et creme a feuille d'erable.

Parler de ses études demande plus qu’une liste de noms. On choisit un programme, on suit un cours et on obtient un diplôme. Ces associations habituelles entre un mot et son verbe sont des collocations. Elles rendent une phrase plus naturelle et permettent de retrouver rapidement le vocabulaire utile quand on raconte son parcours scolaire, décrit une formation ou explique un projet.

Ce guide présente les usages courants au Québec tout en signalant quelques différences avec la France. Il s’agit d’une banque de vocabulaire, pas d’un guide sur le système scolaire ni sur des démarches administratives. Elle ne correspond à aucun niveau précis et ne promet ni NCLC, ni niveau du CECR, ni résultat au TCF Canada. Le thème du parcours scolaire peut nourrir l’expression écrite et l’expression orale. Celui de la formation peut aussi apparaître dans des documents de compréhension écrite ou de compréhension orale.

Pour élargir ce champ lexical, consultez aussi notre guide du vocabulaire du travail et de l’emploi. Vous pouvez également retrouver tous nos dossiers thématiques dans la section vocabulaire.

Apprendre les études par collocations

Une collocation unit des mots que l’usage rapproche régulièrement. Le nom cours, par exemple, devient immédiatement plus facile à employer lorsqu’on le mémorise avec suivre, s’inscrire à ou réussir. Le but n’est donc pas d’apprendre une traduction isolée, mais de conserver un petit bloc réutilisable. Pour chaque nom nouveau, posez une question simple : quel verbe l’accompagne naturellement ?

Cette méthode aide à éviter les formulations compréhensibles mais peu idiomatiques. On dit faire une demande d’admission, s’inscrire aux cours et recevoir un relevé de notes. Le verbe indique aussi la place du participant dans l’action. Une personne demande une bourse, un établissement accorde une bourse et l’étudiant obtient une bourse. Ces trois combinaisons racontent trois moments différents sans longue explication.

Regroupez les expressions selon un parcours mental : choisir, demander, s’inscrire, étudier, être évalué, puis terminer ou poursuivre. Ajoutez ensuite le financement et la formation continue. Cette organisation permet de produire un récit cohérent. Elle reste strictement lexicale ici : les conditions, les délais et les procédures varient selon les établissements et ne sont pas l’objet de l’article.

Voici un premier récit qui enchaîne quatre collocations sans donner l’impression de réciter un glossaire.

À Saguenay, Nora choisit un programme, fait une demande d’admission, s’inscrit aux cours et commence sa session d’automne.

On peut le réduire en quatre noyaux : choisir un programme, faire une demande d’admission, s’inscrire aux cours, commencer une session. Essayez ensuite de changer la ville, la personne ou la session tout en conservant les associations. C’est la répétition du bloc, et non celle de la phrase entière, qui construit un vocabulaire souple.

Le parcours des études : chaque nom appelle un verbe Carte de collocations en cinq étapes. Choisir : choisir un programme, faire une demande d’admission. S’inscrire : s’inscrire aux cours, la session d’automne. Étudier : suivre un cours, accumuler des crédits. Être évalué : obtenir une note, calculer une moyenne. Terminer : obtenir un DEC, détenir un baccalauréat. Trois rappels. Financer : demander une bourse, acquitter des droits de scolarité. Variantes : baccalauréat au Québec est un grade universitaire, en France il termine le secondaire; session au Québec, semestre en France, les deux formes sont correctes. Réparer : céduler devient inscrire à l’horaire, graduer devient obtenir son diplôme, appliquer à un programme devient faire une demande d’admission. LE PARCOURS DES ÉTUDES : CHAQUE NOM APPELLE UN VERBE CHOISIR choisir un programme faire une demande d’admission > S’INSCRIRE s’inscrire aux cours la session d’automne > ÉTUDIER suivre un cours accumuler des crédits > ÊTRE ÉVALUÉ obtenir une note calculer une moyenne > TERMINER obtenir un DEC détenir un baccalauréat Financer demander une bourse obtenir un prêt étudiant acquitter des droits de scolarité Variantes (aucune fautive) baccalauréat : grade au Québec, fin du secondaire en France session (Québec) et semestre (France) Réparer les anglicismes céduler devient inscrire à l’horaire graduer devient obtenir son diplôme appliquer à un programme devient faire une demande d’admission
Chaque étape des études associe un nom à son verbe; trois encadrés rappellent comment financer, comparer les variantes et corriger les anglicismes.

La carte pédagogique placée ici résume ce trajet de mots. Elle relie chaque nom à un verbe et rappelle les variantes à surveiller. Servez-vous-en comme d’un réseau : une note appelle obtenir, une moyenne cumulative appelle calculer, et des acquis peuvent être reconnus.

Une fiche de révision peut reprendre ce principe en trois colonnes : le nom, le verbe et un complément possible. Dans la première, notez admission, cours, note ou bourse. Dans la deuxième, ajoutez l’action attestée. Dans la troisième, placez un détail concret comme une session, une discipline ou une ville. Vous obtenez ainsi de petites unités prêtes à entrer dans plusieurs récits. Relisez-les dans les deux sens : partez parfois du nom pour retrouver le verbe, puis du verbe pour retrouver les noms qu’il peut accompagner.

Le système et les diplômes

Au Québec, étudier au cégep désigne le fait de fréquenter un collège d’enseignement général et professionnel. Dans la langue courante, on entend aussi faire son cégep. Le diplôme d’études collégiales s’abrège en DEC, et la collocation centrale est obtenir un DEC. Elle convient autant à une présentation personnelle qu’à un récit au passé.

Après avoir étudié au cégep à Chicoutimi, Malik a obtenu un DEC et poursuit maintenant ses études à l’université.

Étudier à l’université ouvre un autre ensemble de mots. Au Québec, le baccalauréat est un diplôme universitaire de premier cycle. On peut faire un baccalauréat, terminer un baccalauréat ou détenir un baccalauréat. La dernière formulation insiste sur le diplôme possédé, tandis que la première présente le programme suivi.

À l’Université de Sherbrooke, Amélie termine un baccalauréat avant d’entreprendre une maîtrise.

Après le premier cycle, on peut faire, entreprendre ou terminer une maîtrise. Pour le troisième cycle, faire un doctorat et poursuivre un doctorat sont des associations utiles. Le nom grade désigne un titre universitaire, mais dans une présentation ordinaire, le nom précis du diplôme est souvent plus clair.

Une majeure et une mineure peuvent désigner des composantes reconnues d’un programme universitaire. Ces mots sont corrects en français québécois. Il n’y a donc aucune raison de les remplacer automatiquement sous prétexte qu’ils ressemblent à des formes anglaises.

Élodie combine une majeure en histoire avec une mineure en études urbaines.

L’année universitaire se divise couramment en sessions. On parle d’une session d’automne, d’une session d’hiver et, dans certains contextes, d’une session d’été. Un étudiant peut commencer une session, suivre quatre cours pendant une session ou interrompre une session. Le mot situe une période d’études, pas le contenu du programme.

À Québec, Hugo suit quatre cours pendant la session d’hiver et réserve l’été à son projet de recherche.

Dans le milieu scolaire francophone, centre de services scolaire est l’appellation à retenir. Commission scolaire demeure notamment employé dans le réseau anglophone et certains contextes à statut particulier. Cette distinction de vocabulaire suffit ici, sans entrer dans l’organisation des réseaux.

S’inscrire et être admis

Avant de suivre des cours, une personne peut faire une demande d’admission ou déposer une demande d’admission. Le premier tour décrit l’action de façon générale. Le second attire l’attention sur la remise du dossier. On parle aussi des conditions d’admission, du dossier d’admission et de la décision d’admission. L’expression admission aux études est correcte.

Pour la prochaine session, Sofia fait une demande d’admission à un programme offert à Gatineau.

Une fois admise, la personne peut s’inscrire aux cours. La préposition compte : on s’inscrit à un cours ou aux cours. Le nom correspondant est inscription, que l’on retrouve dans période d’inscription, date d’inscription et confirmation d’inscription. Pour parler naturellement, gardez le verbe avec son complément plutôt que le verbe seul.

À Sherbrooke, Léa s’inscrit à trois cours dès l’ouverture de la période d’inscription.

Certains cours exigent un cours préalable. Au Québec, préalable est le terme privilégié pour désigner ce qui doit être acquis avant une autre activité. Prérequis est néanmoins acceptable et ne doit pas être présenté comme une faute. On peut avoir les préalables, satisfaire aux conditions préalables ou réussir un cours préalable.

Camille réussit le cours préalable avant de s’inscrire au séminaire avancé.

Il est utile de distinguer admission et inscription. L’admission concerne l’acceptation dans un programme ou aux études. L’inscription rattache ensuite une personne à des cours ou à une activité. Cette distinction lexicale rend les récits plus précis. Elle évite de faire porter au même verbe deux étapes différentes.

NomVerbe naturelAssociation utile
demande d’admissionfaire, déposerdéposer une demande d’admission
courss’inscrire às’inscrire à un cours
conditionsatisfaire àsatisfaire à une condition
préalableavoir, réussiravoir les préalables

Pour vous entraîner, racontez cette séquence avec un sujet unique : choisir un programme, faire une demande d’admission, recevoir une réponse, puis s’inscrire aux cours. Ce cadre sert à réemployer les mots, pas à décrire une procédure réelle.

Suivre des cours et être évalué

La collocation la plus polyvalente est suivre un cours. Un cours peut être obligatoire ou à option. Il peut aussi valoir un certain nombre de crédits, d’où l’expression un cours de trois crédits. Le crédit constitue ici une unité liée au parcours d’études. Pour décrire l’activité, on peut accumuler des crédits ou obtenir des crédits.

Myriam suit un cours obligatoire de trois crédits et choisit deux cours à option.

Du côté de l’évaluation, on obtient une note. Le résultat d’une activité peut être une note finale, tandis que la note de passage désigne le seuil requis pour réussir. L’association verbale à retenir est atteindre la note de passage. Dire qu’une personne obtient une note et dire qu’elle atteint la note de passage ne répondent pas exactement à la même question.

À Montréal, Karim obtient une note satisfaisante et atteint la note de passage dans son cours de statistique.

Plusieurs résultats réunis servent à calculer une moyenne cumulative. Le verbe calculer décrit l’opération, tandis que maintenir une moyenne ou améliorer sa moyenne décrit l’évolution du résultat. Une moyenne n’est pas une note isolée. Associer chaque nom au bon verbe aide à préserver cette différence.

Après deux sessions, Anaïs améliore ses résultats et l’université calcule une nouvelle moyenne cumulative.

Le document qui rassemble les résultats est un relevé de notes. On peut recevoir un relevé de notes, consulter un relevé de notes ou parler d’un relevé de notes officiel. Au primaire et au secondaire, le mot bulletin scolaire est également courant. Les deux noms ne sont pas interchangeables dans tous les contextes.

Après la fin de la session, Thomas reçoit son relevé de notes officiel.

Au collégial québécois, vous pouvez rencontrer le nom cote R. Retenez-le comme un élément du vocabulaire des résultats scolaires et employez-le avec prudence, selon le contexte. Il n’est pas nécessaire d’en expliquer le calcul pour raconter un parcours ou comprendre une mention dans un texte.

Dans une production au TCF Canada, une série courte est souvent plus efficace qu’une accumulation de termes techniques. Un récit peut ainsi relier trois étapes : suivre un cours, obtenir une note, puis recevoir un relevé de notes. La cohérence des verbes rend l’ensemble immédiatement lisible.

Les compléments apportent ensuite la précision. Suivre un cours répond à la question de l’activité; un cours obligatoire indique son statut; un cours de trois crédits ajoute sa valeur dans le programme. De la même manière, obtenir une note finale et atteindre la note de passage ne mettent pas l’accent sur la même information. En compréhension, cette différence aide à repérer le résultat réellement annoncé. En expression, elle évite une paraphrase vague comme avoir un résultat, qui masque le nom précis attendu.

Financer ses études

Le financement possède ses propres couples de mots. Une personne peut demander une bourse, obtenir une bourse ou recevoir une bourse. Demander présente la candidature, obtenir insiste sur le résultat favorable et recevoir met l’accent sur ce qui est accordé. Il vaut mieux choisir le verbe qui correspond au moment raconté.

À Trois-Rivières, Julie demande une bourse et prépare son budget pour la prochaine session.

Quelques semaines plus tard, elle obtient une bourse qui couvre une partie de ses dépenses d’études.

Le prêt étudiant appelle d’autres verbes : on peut contracter un prêt, recevoir un prêt ou rembourser un prêt étudiant. Le prêt implique un remboursement, contrairement à la bourse. Cette opposition lexicale permet de clarifier une phrase sans entrer dans les règles d’un programme financier.

Pendant ses études, Félix planifie déjà la façon dont il remboursera son prêt étudiant.

Dans la langue administrative québécoise, droits de scolarité est le terme à retenir. On peut payer ou, dans un registre plus administratif, acquitter des droits de scolarité. Le nom frais de scolarité reste possible selon le point de vue adopté. Le contraste est conceptuel : les droits sont les sommes exigées pour l’enseignement, tandis que les frais peuvent être envisagés comme des dépenses. Il ne s’agit pas d’un partage simple où un terme appartiendrait au Québec et l’autre à la France.

Avant le début des cours, Olivier acquitte ses droits de scolarité et vérifie les autres frais liés à son matériel.

Ressource ou sommeActionIdée exprimée
boursedemander une boursePrésenter une demande
bourseobtenir une bourseRecevoir une réponse favorable
prêt étudiantrembourser un prêt étudiantRendre la somme prêtée
droits de scolaritéacquitter des droits de scolaritéPayer une somme exigée

Pour produire une phrase naturelle, donnez un rôle à chaque élément : une personne demande, un organisme accorde, une bourse aide à financer et un étudiant acquitte des droits. Cette petite distribution évite de transformer les noms en catalogue.

La formation professionnelle et continue

Le vocabulaire des études ne se limite pas à l’université. Au Québec, on peut étudier en formation professionnelle et obtenir un diplôme d’études professionnelles, généralement nommé DEP. La collocation obtenir un DEP présente clairement l’aboutissement de cette formation.

À Québec, Samuel étudie en formation professionnelle et obtient un DEP lié au secteur industriel.

Le stage relie souvent l’apprentissage à une expérience dans un milieu donné. Les formulations naturelles comprennent faire un stage, effectuer un stage et terminer un stage. Elles ne précisent pas à elles seules si le stage est rémunéré, obligatoire ou facultatif. Il faut ajouter cette information seulement lorsqu’elle est pertinente.

Après son DEP, Sofia fait un stage dans un atelier de la région de Québec.

La formation continue concerne le développement des connaissances et des habiletés après ou parallèlement à une formation initiale. On peut suivre une formation continue ou, plus précisément, suivre une activité de formation continue. Une organisation peut aussi offrir une activité de formation. Le choix du sujet indique clairement qui apprend et qui organise.

À Gatineau, Inès suit une activité de formation continue sur la conservation des collections muséales.

Perfectionner ses compétences, développer ses compétences et mettre à jour ses connaissances décrivent des objectifs proches, mais pas identiques. Perfectionner suppose une amélioration, développer insiste sur la progression et mettre à jour évoque l’actualisation de ce que l’on sait déjà. Ces verbes permettent de varier une réponse tout en restant précis.

Après l’atelier, Mireille met à jour ses connaissances sur les normes de salubrité alimentaire.

Dans un récit, reliez le diplôme, l’expérience et la poursuite de l’apprentissage. La chaîne obtenir un DEP, faire un stage, puis suivre une formation continue produit un parcours clair. Elle ne prétend pas imposer un ordre réel à toutes les personnes. C’est un outil de réemploi lexical.

Le lien avec le vocabulaire de l’emploi est naturel, surtout autour du stage et des compétences. Gardez néanmoins les champs distincts : ici, le centre du récit est l’apprentissage; dans le dossier sur le travail, ce sont les tâches, le poste et le milieu professionnel.

Québec, France et anglicismes à corriger

Un même mot peut renvoyer à deux réalités selon le système scolaire. Au Québec, un baccalauréat est un diplôme universitaire de premier cycle. En France, le baccalauréat est un diplôme de fin d’études secondaires. Les deux emplois sont corrects. Pour éviter l’ambiguïté, nommez toujours le système concerné.

Au Québec, Clara entreprend un baccalauréat universitaire; en France, son cousin vient d’obtenir le baccalauréat à la fin du secondaire.

Au Québec, session est courant pour les périodes d’automne, d’hiver et d’été. En France, semestre est usuel pour une période d’environ six mois. Trimestre désigne une division en trois mois et apparaît dans les contextes qui fonctionnent ainsi. Semestre est un mot français correct, jamais une faute. Les établissements et les systèmes n’organisent simplement pas tous l’année de la même façon.

À Montréal, Zoé commence la session d’automne; dans son établissement en France, Paul commence le premier semestre.

Préalable est privilégié au Québec pour une condition ou un cours exigé avant un autre. Prérequis est acceptable. De même, majeure, mineure et admission aux études sont des formes correctes. Elles ne figurent pas dans la liste des anglicismes à réparer.

En revanche, le verbe céduler est déconseillé dans la norme du français au Québec. Selon le sens, choisissez inscrire au programme, inscrire à l’horaire, fixer ou prévoir. Le complément aide à trouver la solution naturelle.

La responsable inscrit le laboratoire à l’horaire du vendredi et fixe la rencontre d’équipe au lundi.

Dans le sens scolaire, graduer, gradué et graduation sont également déconseillés. Dites obtenir son diplôme, être diplômé, remise des diplômes ou collation des grades, selon ce que vous voulez nommer.

Diplômé cette année, Marc dit qu’il a obtenu son diplôme et qu’il assistera à la remise des diplômes.

Pour un emploi ou un stage, l’anglicisme appliquer se remplace par postuler ou poser sa candidature. La fiche de l’OQLF vise explicitement ce sens lié à l’emploi et au stage. Par extension dans le domaine des études, l’usage des établissements conduit à dire faire une demande d’admission à un programme plutôt qu’appliquer à un programme. Cette dernière recommandation repose donc sur l’usage institutionnel du vocabulaire de l’admission, et non sur une fiche de l’OQLF visant exactement les programmes d’études.

Maëlle pose sa candidature à un stage et fait une demande d’admission à un programme de spécialisation.

Pour corriger une formulation, commencez par identifier le sens exact plutôt que de remplacer mécaniquement un mot. Une activité entre dans un programme ou dans un horaire; une rencontre est fixée ou prévue; une personne obtient un diplôme; une cérémonie devient une remise des diplômes; une candidature vise un emploi ou un stage; une demande d’admission vise un programme. Cette vérification par le complément protège la nuance et produit une correction réellement adaptée au contexte.

Récapitulatif : collocations à réemployer

Les collocations essentielles suivent tout le parcours. On étudie au cégep, on obtient un DEC, on fait une demande d’admission, puis on s’inscrit aux cours. Pendant la session, on suit un cours, on obtient une note, on atteint la note de passage et l’établissement peut calculer une moyenne cumulative. Enfin, on peut recevoir un relevé de notes.

Le financement et la formation ajoutent une seconde série : demander une bourse, acquitter des droits de scolarité, obtenir un DEP, faire un stage et suivre une activité de formation continue. Pour les mémoriser, classez-les sous trois verbes très productifs : faire, suivre et obtenir. Replacez ensuite chaque groupe dans une phrase complète.

ÉtapeCollocations à réemployer
Choisir et entrerchoisir un programme, faire une demande d’admission, s’inscrire aux cours
Étudierétudier au cégep, suivre un cours, accumuler des crédits
Être évaluéobtenir une note, atteindre la note de passage, calculer une moyenne cumulative
Financerdemander une bourse, rembourser un prêt étudiant, acquitter des droits de scolarité
Se formerobtenir un DEP, faire un stage, perfectionner ses compétences

Le vocabulaire de la reconnaissance des acquis

Quelques expressions peuvent apparaître lorsqu’une personne parle d’apprentissages ou de diplômes antérieurs. Faire reconnaître ses acquis renvoie à la reconnaissance des acquis et des compétences, souvent abrégée RAC. Ici, acquis désigne ce qu’une personne a déjà appris ou sait déjà faire.

Dans son récit, Nadia explique qu’elle souhaite faire reconnaître ses acquis professionnels.

L’expression équivalence de diplôme appartient notamment au vocabulaire des professions réglementées. Elle ne doit pas être confondue avec l’Évaluation comparative des études effectuées hors du Québec, nom exact d’un service du MIFI. Cette évaluation comparative est un avis d’expert indicatif. Ce n’est ni un diplôme ni une équivalence. Ces définitions servent uniquement à distinguer les termes, sans expliquer une procédure d’admission, d’immigration ou de reconnaissance.

Mini-atelier de réemploi

Complétez mentalement les associations suivantes avec un verbe : une demande d’admission, un cours, une note, une moyenne cumulative, une bourse, des droits de scolarité et un DEP. Transformez ensuite vos réponses en un court parcours. Une possibilité est donnée ci-dessous.

À Laval, David dépose une demande d’admission, s’inscrit à deux cours, obtient une bourse, atteint la note de passage et reçoit son relevé de notes à la fin de la session.

Vérifiez chaque bloc séparément. Le texte n’a pas besoin de contenir tous les mots du chapitre. Cinq collocations bien liées valent mieux qu’une liste trop dense. Vous pouvez ensuite changer le temps verbal : présent pour décrire une routine, passé composé pour raconter une étape terminée, futur pour présenter un projet.

Source des exemples : création éditoriale interne de Formation TCF Canada.

Le PDF « Cahier de collocations : études et formation » est un outil d’entraînement maison, non officiel. Il permet d’associer les noms aux verbes, de compléter des collocations, de distinguer les usages du Québec et de la France, puis de reformuler des phrases.

Cahier de collocations : études et formation

Cahier remplissable : associer chaque nom des études à son verbe, compléter la collocation, comparer Québec et France, corriger les anglicismes, puis reformuler. Ressource créée par Formation TCF Canada.

Retenez enfin un réflexe simple : n’apprenez jamais admission, cours, note ou diplôme tout seuls. Ajoutez le verbe qui leur donne une place dans votre phrase, puis réemployez l’ensemble dans un contexte canadien précis.

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Cahier de collocations : études et formation

Cahier remplissable : associer chaque nom des études à son verbe, compléter la collocation, comparer Québec et France, corriger les anglicismes, puis reformuler. Ressource créée par Formation TCF Canada.