Les pronoms compléments au TCF Canada : COD, COI, y, en et leur place
Choisir et placer les pronoms compléments au TCF Canada : COD, COI, y, en, l'ordre de deux pronoms, l'impératif et un atelier PDF.
Comprendre la tâche, choisir une stratégie et vous entraîner avec des repères concrets.
Choisir un pronom complément demande deux décisions distinctes : déterminer ce que le pronom remplace, puis le placer au bon endroit. Une personne peut connaître les formes le, lui, y et en, mais hésiter dès que deux pronoms se rencontrent ou qu’un infinitif suit le verbe conjugué. En production écrite comme en production orale, une méthode stable évite de choisir au hasard.
Ce guide part donc de la construction du verbe. Il distingue le complément d’objet direct, ou COD, du complément d’objet indirect, ou COI. Il présente ensuite les formes, y et en, la place devant un verbe ou un infinitif, l’ordre de deux pronoms et l’impératif. Les situations restent concrètes et canadiennes.
Ce guide vise la maîtrise grammaticale utile au TCF Canada, sans associer une structure à un niveau, à un NCLC ou à un résultat garanti. L’objectif est de produire des phrases claires, de justifier chaque choix et de corriger une hésitation avec une procédure courte.
COD ou COI ? Reconnaître le complément
Avant de chercher un pronom, partez du verbe et de son complément. Un complément relié directement au verbe est un COD. Comme premier contrôle, posez la question qui ? ou quoi ? après le verbe. Dans « Maëlle consulte le catalogue de la bibliothèque. », posez « Maëlle consulte quoi ? » Réponse : « Le catalogue. » Le groupe le catalogue de la bibliothèque est donc direct. On peut le reprendre par le : « Maëlle le consulte avant de choisir un roman. »
Un COI est construit indirectement, souvent avec la préposition à. Le premier contrôle devient à qui ? ou à quoi ?. Dans « Le commis répond à Maëlle au comptoir. », posez « Le commis répond à qui ? » Réponse : « À Maëlle. » La personne est un complément indirect, repris ici par lui : « Le commis lui répond avant la fermeture. »
Ce test par question est utile, mais il n’est pas infaillible. Il constitue un premier contrôle, jamais la dernière preuve. Vérifiez ensuite la construction du verbe dans un dictionnaire fiable ou dans une phrase complète. On consulte quelque chose, sans préposition, tandis qu’on répond à quelqu’un ou à quelque chose. C’est la construction du verbe qui décide, pas l’idée générale de la phrase.
Comparez deux actions dans le même contexte. « Nadia appelle le propriétaire après avoir lu l’avis. » Le verbe appeler prend directement la personne : posez « Nadia appelle qui ? » Réponse : « Le propriétaire. » Il s’agit d’un COD. On obtient « Nadia l’appelle avant son quart de soir. » En revanche, « Nadia téléphone au propriétaire après avoir lu l’avis. » contient la construction téléphoner à quelqu’un. On écrit donc « Nadia lui téléphone avant son quart de soir. »
Les termes COD et COI appartiennent à la terminologie traditionnelle; la grammaire actuelle employée au Québec utilise aussi complément direct, CD, et complément indirect, CI.
Une fois la fonction reconnue, préparez une paire courte : groupe nominal, puis pronom. Entraînez-vous avec le formulaire, le, puis avec à la préposée, lui. Cette préparation peut aider à automatiser le choix du pronom en production.
Les formes : le, la, les, lui, leur, me, te, nous, vous
Les formes ne se répartissent pas toutes de la même manière. Pour la troisième personne, la distinction est visible : le, la, l’ et les sont directs; lui et leur représentent ici une personne construite indirectement. Aux première et deuxième personnes, me, te, nous et vous peuvent être directs ou indirects. La fonction dépend encore du verbe.
| Fonction | Formes | Repère | Exemple |
|---|---|---|---|
| COD | me, te, le, la, l’, nous, vous, les | qui ? quoi ? puis vérification du verbe | « L’agente vérifie la demande et la classe. » |
| COI | me, te, lui, nous, vous, leur | à qui ? à quoi ? puis vérification du verbe | « L’agente répond aux demandeurs et leur explique le délai. » |
Le et la signalent le genre du nom remplacé; les reprend un pluriel. Devant une voyelle ou un h muet, le et la s’élident en l’. La même logique d’élision donne m’, t’ et s’. Dans « Le bureau envoie l’attestation lundi. », le groupe nominal féminin peut être repris par le pronom élidé l’ : « Le bureau l’envoie lundi. » Dans « La réceptionniste accueille les stagiaires à huit heures. », le pluriel donne « La réceptionniste les accueille à huit heures. »
Lui reprend une seule personne sans marquer son genre, tandis que leur reprend plusieurs personnes. Dans « Simon écrit à sa conseillère depuis Québec. », le complément indirect singulier devient « Simon lui écrit depuis Québec. » Avec plusieurs destinataires, « Simon écrit à ses conseillères depuis Québec. » devient « Simon leur écrit depuis Québec. » Le nombre du groupe remplacé commande le choix entre lui et leur.
Une même forme, deux fonctions
Les formes me, te, nous et vous ne révèlent pas leur fonction à elles seules. Dans « Tu me comprends malgré le bruit du café. », le test développé donne « C’est moi que tu comprends. » : me est direct. Dans « Tu me mens au sujet de la réservation. », le développement donne « C’est à moi que tu mens. » : me est indirect. La forme reste identique, mais la construction change.
La même vérification fonctionne au pluriel. Dans « La coordonnatrice nous consulte avant de modifier l’horaire. », posez « Elle consulte qui ? » Réponse : « Nous. » Le pronom est COD. Dans « La coordonnatrice nous répond avant de modifier l’horaire. », posez « Elle répond à qui ? » Réponse : « À nous. » Le pronom est COI. Si la forme ne suffit pas, revenez toujours au verbe et au groupe nominal complet.
Pour étudier l’interprétation des reprises et des anaphores, qui relève d’un autre objectif, consultez le guide sur les reprises et les anaphores en compréhension écrite.
« y » : remplacer « à + chose » ou un lieu
Le pronom y a deux emplois centraux pour la production. Il peut remplacer un complément formé avec à qui désigne une chose ou une idée. Il peut aussi reprendre un lieu ou une destination. Dans les deux cas, il évite de répéter un groupe déjà établi dans le contexte.
Pour une chose ou une idée, observez d’abord la construction du verbe. « Le locataire réfléchit à la proposition de rénovation. » contient réfléchir à quelque chose. La reprise naturelle est « Le locataire y réfléchit avant de répondre au propriétaire. » De même, « Chloé veille à la mise à jour du dossier. » devient « Chloé y veille chaque vendredi. » Dans ces phrases, y ne représente ni un objet direct ni une personne.
Pour un lieu, la préposition du groupe initial peut varier. « Nous travaillons au bureau de Québec le mercredi. » devient « Nous y travaillons le mercredi. » Une destination se reprend de la même façon : « Idriss va à la bibliothèque après son cours. » devient « Idriss y va après son cours. » Le pronom précède le verbe conjugué dans ces deux exemples.
Les valeurs de chose et de lieu donnent un choix sûr pendant l’apprentissage. Elles ne justifient pourtant pas la formule absolue selon laquelle y ne représenterait jamais une personne. L’emploi de y pour une personne existe, mais il est rare. Pour produire une phrase soignée sans hésitation, préférez généralement la construction attendue avec la personne.
Avec une personne, vérifiez le verbe
Beaucoup de verbes construits avec à + personne prennent lui ou leur. « La préposée remet le laissez-passer à Malik. » devient « La préposée lui remet le laissez-passer. » En revanche, tous les groupes à + personne ne deviennent pas automatiquement lui. Le verbe penser à quelqu’un conserve une forme disjointe : à lui, à elle ou à toi.
Ainsi, « Ana pense souvent à sa collègue partie à Moncton. » se reprend par « Ana pense souvent à elle. » On n’écrit pas « Ana lui pense souvent. » La dernière phrase est une forme à rejeter, car penser à quelqu’un ne suit pas le modèle de répondre à quelqu’un. Voilà pourquoi la vérification de la construction doit suivre le test par question.
En production, formulez d’abord le groupe complet. Avec à + chose ou un lieu, essayez y. Avec une personne, cherchez le modèle du verbe : répondre à quelqu’un donne lui ou leur, tandis que penser à quelqu’un garde à lui, à elle ou à toi.
« en » : remplacer « de + chose », un partitif, une quantité
Le pronom en reprend d’abord un complément formé avec de lorsqu’il désigne une chose, un sujet ou une idée. Dans « Le comité discute du nouvel horaire d’autobus. », le groupe du nouvel horaire dépend du verbe discuter de. La reprise donne « Le comité en discute pendant la séance publique. » Avec « Nous doutons de cette estimation. », on obtient « Nous en doutons encore. »
En remplace aussi un groupe introduit par un article partitif : du, de la ou des. « Le centre communautaire offre du café après l’atelier. » devient « Le centre communautaire en offre après l’atelier. » Le pronom reprend une quantité non comptée. Dans « La bibliothèque prête des tablettes aux nouveaux membres. », la reprise « La bibliothèque en prête aux nouveaux membres. » conserve l’idée d’une quantité indéterminée.
Avec un nombre, gardez la quantité
Quand le groupe contient une quantité précise, en remplace le nom et ses expansions éventuelles, tandis que le déterminant numéral ou l’expression de quantité reste exprimé. « Le comptoir de mobilité prête trois vélos électriques ce matin. » devient « Le comptoir de mobilité en prête trois ce matin. » De même, « J’imprime deux copies du formulaire provincial. » devient « J’en imprime deux avant mon rendez-vous. » Supprimer le nombre ferait perdre une information essentielle.
Ce principe vaut également avec une expression de quantité. « Salomé achète beaucoup de billets pour la collecte. » peut devenir « Salomé en achète beaucoup pour la collecte. » Le groupe quantitatif beaucoup demeure après le verbe. Avant de parler, isolez donc les deux éléments : ce qui sera remplacé par en, puis la quantité qui doit rester.
Une personne peut être reprise par « en »
Il serait inexact d’enseigner que en ne représente jamais une personne. Cet emploi est admis lorsque la construction et le sens le permettent. Dans « Mireille parle souvent de ses anciens collègues du Nord. », on peut écrire « Mireille en parle souvent avec respect. » Dans « Karim est fier de ses deux mentors. », la reprise donne « Karim en est très fier. »
La règle pratique reste nuancée : une chose après de est un choix sûr pour en, mais la catégorie personne n’est pas interdite. Le sens doit rester clair, et certains contextes favoriseront une forme tonique pour insister sur l’individu. Ce guide ne transforme donc pas une préférence de production en interdiction grammaticale.
Pour distinguer y de en, reconstruisez le groupe. Si vous retrouvez normalement à + chose ou un lieu, choisissez d’abord y. Si vous retrouvez de + chose, un partitif ou une quantité, choisissez d’abord en. Dans « Élodie tient à cette option et parle de son avantage. », les deux constructions donnent « Élodie y tient et en parle pendant la réunion. »
La place : devant le verbe conjugué et devant l’infinitif
Dans une phrase déclarative simple, le pronom complément se place devant le verbe conjugué. « Félix renouvelle son laissez-passer en ligne. » devient « Félix le renouvelle en ligne. » Avec la négation, le pronom reste lié au verbe : « Félix ne le renouvelle pas au comptoir. » Le couple ne… pas encadre le groupe formé par le pronom et le verbe.
À un temps composé, le pronom se place devant l’auxiliaire conjugué, et non devant le participe passé. « J’ai croisé la responsable dans le hall. » devient « Je l’ai croisée dans le hall. » Avec en, « Les bénévoles ont préparé vingt trousses. » devient « Les bénévoles en ont préparé vingt. » Dans chaque cas, le pronom précède ai ou ont.
Le futur proche et les autres constructions avec un infinitif demandent une autre question : de quel verbe le pronom est-il le complément ? S’il dépend de l’infinitif, il se place juste devant cet infinitif. « Je vais envoyer la demande avant midi. » devient « Je vais l’envoyer avant midi. » Le pronom représente ce qu’on envoie; il dépend donc d’envoyer, pas d’aller.
Le même raisonnement s’applique quelle que soit la personne grammaticale du pronom. « La conseillère va appeler Nora après la réunion. » devient « La conseillère va l’appeler après la réunion. » Pour la deuxième personne, « Je vais téléphoner à toi dès mon arrivée. » se formule normalement « Je vais te téléphoner dès mon arrivée. » Le pronom te se place devant l’infinitif téléphoner dont il dépend.
Une procédure de placement en trois questions
- Repérez le verbe qui construit le complément.
- Transformez le groupe en pronom sans encore le déplacer.
- Placez le pronom devant le verbe conjugué, devant l’auxiliaire ou devant l’infinitif dont il dépend.
Cette procédure réduit le risque de placer automatiquement tout pronom devant le premier verbe. La forme « Je la vais rencontrer au bureau de Québec. » est à rejeter. On écrit « Je vais la rencontrer au bureau de Québec. », puisque la dépend de rencontrer.
L’élision s’applique au point de contact avec le verbe. On écrit « Le service l’enverra par courriel. », « Le gestionnaire m’accueillera à neuf heures. » et « Je t’appellerai après le rendez-vous. » Les formes l’, m’ et t’ précèdent ici un son vocalique ou un h muet. Cette vérification orthographique vient après le choix de la fonction et de la place.
L’impératif : affirmatif vs négatif
L’impératif affirmatif inverse le repère habituel. Le ou les pronoms suivent le verbe et sont reliés par des traits d’union. Les formes me et te deviennent alors moi et toi. Dans une scène à la bibliothèque, on peut dire « Remets-le-moi au comptoir demain matin. » Le COD le vient immédiatement après le verbe, puis moi représente la personne destinataire.
Avec une première ou une deuxième personne sans autre pronom, la transformation reste visible. « Appelez-moi après votre passage au bureau. » emploie moi, et « Inscris-toi à la séance de jeudi. » emploie toi. Les traits d’union font partie de la structure écrite; ils ne sont pas une décoration facultative.
Devant « en » ou « y » : m’ et t’
Une règle particulière s’applique lorsque moi ou toi devrait précéder en ou y. Ces formes s’élident en m’ et t’. On écrit « Donne-m’en deux pour le trajet de retour. », avec le nombre conservé après en. On écrit aussi « Fais-m’y penser avant notre départ pour Gatineau. »
Cette élision ne crée aucune liaison en [z] entre les deux pronoms. La prononciation et l’écriture « Donne-moi-z-en deux pour le trajet. » sont à rejeter. La forme correcte est « Donne-m’en deux pour le trajet. » Le même réflexe vaut à la deuxième personne : « Habitue-t’y progressivement. » contient t’ devant y.
À l’impératif négatif, les pronoms reviennent devant
À l’impératif négatif, les pronoms précèdent le verbe et les formes me et te sont conservées. On écrit « Ne me le remets pas sans signature. », et non une suite construite comme l’impératif affirmatif. De même, « Ne t’y rends pas avant l’heure indiquée. » place t’ et y devant le verbe à cause de la voyelle initiale de y.
Comparez les deux polarités avec le même contenu. À l’affirmatif, « Montre-le-moi au prochain arrêt. » place les pronoms après le verbe. À la forme négative, « Ne me le montre pas dans l’autobus bondé. » les place devant et rétablit me. Le passage de l’une à l’autre modifie donc la place, les traits d’union et parfois la forme du pronom.
Pour vous corriger rapidement, cherchez d’abord ne… pas. Si la consigne est négative, revenez à l’ordre placé devant le verbe. Si elle est affirmative, déplacez les pronoms après le verbe, ajoutez les traits d’union et vérifiez moi/toi, puis l’exception m’/t’ devant en/y. Enfin, refusez toute liaison en [z] entre deux pronoms.
Deux pronoms : l’ordre
Quand deux pronoms précèdent un verbe, leur ordre n’est pas libre. La chaîne standard est la suivante : me/te/se/nous/vous > le/la/les > lui/leur > y > en. On sélectionne seulement les cases nécessaires, sans inventer un élément entre elles. Le verbe vient après le dernier pronom.
| Positions utiles | Phrase développée | Phrase avec pronoms |
|---|---|---|
| le + lui | « Clara transmet le dossier au superviseur lundi. » | « Clara le lui transmet lundi. » |
| nous + les | « La préposée présente les nouvelles cartes à notre groupe. » | « La préposée nous les présente au comptoir. » |
| y + en | « Il restait cinq formulaires dans le présentoir. » | « Il y en restait cinq. » |
Dans « Clara le lui transmet lundi. », le est le COD du verbe et lui le COI de personne. L’ordre inverse ne convient pas. À un temps composé, tout le groupe précède encore l’auxiliaire : « Clara le lui a transmis lundi. » Devant un infinitif, le groupe se déplace avec le verbe dont il dépend : « Clara va le lui transmettre lundi. »
La première colonne de la chaîne explique aussi « La préposée nous les présente au comptoir. » Le pronom nous vient avant le COD les. Avec y et en, l’ordre produit « Il y en restait cinq. » Le nombre reste exprimé parce que en reprend le nom compté, pas la quantité.
Après un impératif affirmatif
L’impératif affirmatif suit son propre ordre. Pour un complément direct et un complément indirect, le pronom direct vient d’abord, puis le pronom indirect. « Présentez la nouvelle carte aux visiteurs. » devient « Présentez-la-leur à l’entrée. » Le verbe, le COD la et le COI leur sont reliés par des traits d’union.
Lorsque y ou en accompagne un autre pronom à l’impératif affirmatif, y ou en vient en second. « Offrez des exemplaires aux participantes. » devient « Offrez-leur-en à la fin de l’atelier. » Avec la première personne, l’élision s’ajoute à l’ordre : « Apporte-m’en trois avant la séance. »
Ne mélangez pas cette suite postverbale avec l’ordre devant le verbe. La phrase négative correspondant au dernier exemple serait « Ne m’en apporte pas trois avant la séance. » Les pronoms repassent devant le verbe, moi redevient me puis s’élide devant en, et les traits d’union disparaissent.
Pour maîtriser l’ordre, nommez le direct, puis l’indirect ou le groupe repris par y/en, et appliquez la chaîne appropriée.
Récapitulatif : huit réflexes
Une bonne correction suit toujours la même progression. Les huit réflexes ci-dessous vont de l’analyse du verbe à la vérification finale de la place.
- Reconstituez le groupe complet. Sachez si le pronom remplace une personne, une chose, un lieu ou une quantité.
- Posez la première question. Utilisez qui ou quoi pour le COD, à qui ou à quoi pour le COI.
- Vérifiez le verbe. Le test par question aide, mais seule la construction confirme le choix.
- Choisissez la famille. Prenez le/la/les pour le direct, lui/leur pour l’indirect de personne, y pour à + chose ou un lieu, en pour de + chose, un partitif ou une quantité.
- Gardez la nuance de personne. Y pour une personne est rare, pas impossible; en pour une personne est admis. Une chose demeure le choix sûr pour débuter.
- Trouvez le verbe responsable. Placez le pronom devant le verbe conjugué ou l’auxiliaire, ou devant l’infinitif dont il dépend.
- Traitez l’impératif séparément. Après l’affirmatif, utilisez les traits d’union, moi/toi, mais m’/t’ devant en/y. Devant le négatif, gardez me/te. Ne faites jamais de liaison en [z] entre deux pronoms.
- Rangez deux pronoms. Devant le verbe, suivez me/te/se/nous/vous, le/la/les, lui/leur, y, en. Après l’impératif affirmatif, mettez le direct avant l’indirect et placez y/en en second.
L’arbre de décision en mots
Première branche : le groupe suit-il le verbe directement ? Si oui, choisissez un COD. S’il commence par à, distinguez une personne, une chose et un lieu, puis vérifiez le verbe. S’il commence par de, s’il contient un partitif ou s’il exprime une quantité, testez en. Si un nombre accompagne en, conservez ce nombre.
Deuxième branche : la phrase contient-elle un infinitif ? Si le pronom dépend de cet infinitif, placez-le juste devant lui. Sinon, placez-le devant le verbe conjugué ou l’auxiliaire. Troisième branche : le verbe est-il à l’impératif ? À l’affirmatif, passez après le verbe avec les traits d’union. Au négatif, revenez devant le verbe.
Mini-correction
| Phrase à vérifier | Correction | Diagnostic |
|---|---|---|
| « Léa lui consulte chaque matin. » | « Léa le consulte chaque matin. » | Consulter quelque chose prend un COD. |
| « Nous allons en discuter le plan au bureau. » | « Nous allons en discuter au bureau. » | En remplace déjà de ce plan; le nom n’est pas répété. |
| « Je le vais envoyer avant midi. » | « Je vais l’envoyer avant midi. » | Le COD dépend de l’infinitif envoyer. |
| « Donnez-moi-z-en quatre. » | « Donnez-m’en quatre. » | M’ précède en; aucune liaison en [z] n’est admise. |
| « Ne dites-le-moi pas maintenant. » | « Ne me le dites pas maintenant. » | À l’impératif négatif, les pronoms précèdent le verbe. |
| « Le dossier, je lui ai transmis hier. » | « Le dossier, je le lui ai transmis hier. » | Le dossier est direct; le destinataire est repris par lui. |
Rappel limité sur l’accord : lorsqu’un COD précède un participe passé employé avec avoir, il peut commander l’accord. Pour la règle complète et ses cas particuliers, consultez notre guide sur les accords du participe passé.
Pour poursuivre votre révision, retrouvez les autres guides dans la rubrique grammaire du TCF Canada. Travaillez d’abord un seul contraste, par exemple le ou lui, puis ajoutez y, en et les suites de deux pronoms.
Source des exemples : création éditoriale interne de Formation TCF Canada.
L’« Atelier des pronoms compléments » est un outil d’entraînement maison, non officiel. Il propose des choix COD ou COI, des remplacements par le bon pronom, des placements à l’impératif affirmatif et négatif, puis des exercices sur l’ordre de deux pronoms.
Retenez enfin la routine complète : reconstruire le complément, vérifier le verbe, choisir la forme, trouver le verbe dont elle dépend et contrôler l’ordre. Cette suite de décisions courtes peut rendre le choix des pronoms plus prévisible et vous aider à consacrer davantage d’attention au développement de votre réponse.