Les pronoms relatifs au TCF Canada : qui, que, dont, où
Choisir le bon pronom relatif au TCF Canada : qui, que, dont ou où selon la fonction dans la relative, avec méthode et exercices.
Comprendre la tâche, choisir une stratégie et vous entraîner avec des repères concrets.
Ce que le pronom relatif change au TCF Canada
Un pronom relatif relie deux idées sans répéter le même nom. Cette petite charnière grammaticale peut donc changer votre lecture d’une phrase, mais aussi la précision d’un texte ou d’une réponse orale. Au TCF Canada, elle peut vous aider à repérer qui accomplit une action, quel élément reçoit cette action, quelle relation dépend de la préposition de, ou encore quel lieu ou quel moment sert de cadre.
Le format de l’examen donne un contexte concret à ce travail. Selon le Manuel du candidat de France Éducation international, antérieurement vérifié dans sa version P d’avril 2026, la compréhension écrite comporte « Compréhension écrite : 39 questions à choix multiple 60 minutes ». Pour chaque question, le manuel précise qu’« il y a 4 choix de réponse (A, B, C, D) mais une seule réponse est exacte » et que « Les épreuves se présentent selon un principe de difficulté progressive. » Autrement dit, vous devez lire efficacement tout en distinguant des formulations de plus en plus exigeantes.
Le même manuel de FEI présente l’expression écrite en « 3 tâches » sur 60 minutes et l’expression orale en « 3 tâches » sur 12 minutes. Dans ces deux productions, une relative bien construite permet de préciser une personne, un objet, une raison, un lieu ou un moment. Elle peut aussi éviter deux phrases courtes et répétitives. Par exemple, au lieu d’écrire « J’ai visité un quartier. Ce quartier est animé », vous pouvez relier les idées en choisissant le relatif qui remplit la bonne fonction.
Limite importante : les pronoms relatifs constituent ici un sujet de grammaire qui soutient la compréhension et la production. Ils ne forment pas une catégorie officielle d’items publiée par FEI. FEI ne publie ni quota de questions consacré précisément à ces pronoms, ni gain de score ou de niveau NCLC qui leur serait associé. Leur maîtrise ne garantit donc aucun score ni aucun niveau NCLC.
Ce qu’est un pronom relatif
Un pronom relatif reprend un antécédent, généralement un nom ou un pronom, et introduit une proposition relative qui apporte une information sur cet antécédent. L’OQLF le définit comme un pronom de reprise qui sert à introduire une proposition subordonnée relative.
Cette définition comporte un troisième élément essentiel: le relatif remplit lui-même une fonction dans la proposition qu’il introduit. L’explication d’Alloprof donne la règle directrice du cours: « Le choix du pronom relatif dépend de la fonction syntaxique qu’il occupe dans la subordonnée relative. »
Pour voir cette fonction, utilisez le test de reconstruction. Retirez d’abord la relative, puis reconstruisez la petite phrase simple qui se cache derrière elle. Demandez-vous ensuite quelle place l’antécédent occupe dans cette phrase: sujet, complément direct, complément construit avec de, ou repère de lieu ou de temps. Vous ne choisissez donc pas un relatif parce que l’antécédent désigne une personne ou une chose. Vous le choisissez d’après son travail grammatical dans la relative. Sauf lorsqu’une source est nommée, tous les exemples de ce cours sont des exemples d’entraînement maison.
| Phrase simple reconstruite | Fonction de l’antécédent | Relatif à essayer |
|---|---|---|
| La personne arrive. | Sujet de arrive | qui |
| Je rencontre la personne. | Complément direct de rencontre | que |
| Je parle de la personne. | Complément construit avec de | dont |
| J’habite dans cette ville. | Lieu | où |
La reconstruction ne sert pas seulement à produire une phrase. En compréhension, elle permet de retrouver les rapports entre les mots. Dans « le rapport que la gestionnaire consulte », la reconstruction « la gestionnaire consulte le rapport » montre rapidement que le rapport reçoit l’action. Cette analyse correspond à la description de l’OQLF, selon laquelle les pronoms relatifs remplissent aussi une fonction syntaxique dans la relative.
qui : le sujet de la relative
Employez qui lorsque l’antécédent devient le sujet du verbe de la relative. Partez de « la personne arrive ». Si vous voulez ajouter cette information au nom personne, vous obtenez « la personne qui arrive ». Dans la phrase simple, la personne accomplit l’action d’arriver. Dans la relative, qui occupe exactement cette place de sujet.
Le même raisonnement fonctionne avec une chose. « Le traversier approche du quai » devient « le traversier qui approche du quai ». Qui ne signifie donc pas « une personne ». D’après Usito, il est sujet et peut représenter une personne ou une chose. Sa forme est invariable: elle ne change pas selon le genre ou le nombre de l’antécédent. Alloprof classe en effet qui parmi les relatifs dont la forme ne change pas.
Une vérification en deux questions
Commencez par isoler le verbe situé après le relatif. Posez ensuite la question « qui est-ce qui accomplit cette action? » Dans « les bénévoles qui accueillent les visiteurs », ce sont les bénévoles qui accueillent. La reconstruction « les bénévoles accueillent les visiteurs » confirme que qui est sujet.
Ne laissez pas un autre pronom placé juste après qui brouiller l’analyse. Dans l’exemple « la maison qui l’enchante », le pronom placé après qui ne prend pas sa fonction. L’OQLF analyse précisément cette construction: « Le pronom relatif qui est le sujet du verbe enchanter; il reprend le groupe nominal cette maison. » La reconstruction est « cette maison l’enchante ». La maison demeure le sujet, même si un pronom complément la suit immédiatement dans la relative.
À l’écrit comme à l’oral, gardez enfin l’accord du verbe à l’œil. L’OQLF formule la règle ainsi: le verbe de la relative introduite par qui s’accorde avec l’antécédent du pronom. Vous écrirez donc « la voisine qui participe » et « les voisines qui participent ». Cette conséquence confirme encore le rôle de sujet de qui.
que : le complément direct
Employez que lorsque l’antécédent devient le complément direct du verbe de la relative. Reprenez le test: « je rencontre la personne » devient « la personne que je rencontre ». Le sujet je accomplit l’action, tandis que la personne est rencontrée. Le relatif remplace donc le complément direct de rencontre.
Un sujet exprimé après que constitue souvent un bon indice. Dans « le balado que Nadia écoute », Nadia est le sujet de écoute. La reconstruction « Nadia écoute le balado » révèle la place vide du complément direct. L’indice aide, mais la fonction reste le vrai critère. Le Larousse décrit justement que comme un relatif qui assure, dans une proposition relative, la fonction de complément d’objet direct.
Quand écrire qu’
Devant une voyelle ou un h muet, que devient qu’. La règle est obligatoire. Le Larousse l’énonce sans ambiguïté: « Le e de que s’élide devant une voyelle ou un h muet ». Vous écrirez ainsi « le service qu’Amira recommande » et « l’hôtel qu’on a réservé ». L’apostrophe modifie la forme graphique, mais pas la fonction: qu’ demeure le complément direct dans la relative.
Repère avancé, en une ligne: que peut aussi être attribut dans un tour comme « l’homme qu’il était », un emploi que le tableau d’Alloprof range parmi les fonctions possibles du relatif. Pour votre méthode principale, revenez toutefois au cas le plus utile ici: que comme complément direct.
Comparez donc « la chroniqueuse qui présente l’émission » et « la chroniqueuse que l’équipe invite ». Dans la première reconstruction, « la chroniqueuse présente l’émission », l’antécédent est sujet. Dans la seconde, « l’équipe invite la chroniqueuse », l’antécédent est complément direct. Le sens humain de chroniqueuse reste le même, mais la fonction change, donc le relatif change.
dont : le relatif qui contient « de »
Employez dont quand la reconstruction fait apparaître un complément introduit par la préposition de. L’OQLF donne deux formulations particulièrement utiles: « dont « cache » toujours la préposition de » et « dont équivaut à de qui, de quoi, duquel, etc. ». Il faut donc examiner la construction du verbe, du nom ou de l’adjectif, et pas seulement le sens général de la phrase.
Trois constructions à reconnaître
- Avec un verbe construit avec de, l’OQLF donne cette phrase complète: « C’est l’auteure dont je t’ai parlé. » La reconstruction fait réapparaître parler de l’auteure. Le relatif reprend le complément demandé par le verbe.
- Avec un nom construit avec de, la même page de l’OQLF donne la phrase complète: « Il a téléphoné au consultant dont je lui ai donné le nom. » La relation sous-jacente est celle entre le nom et le consultant.
- Avec un adjectif construit avec de, l’exemple complet de l’OQLF est: « Elle a reçu un prix pour ce film dont elle est si fière. » La reconstruction révèle être fière de ce film. Ces trois modèles montrent que dont ne dépend pas uniquement d’un verbe.
Exemple d’entraînement maison: « Je parle de ce projet » donne « le projet dont je parle »; « j’ai besoin de ces documents » donne « les documents dont j’ai besoin »; « le titre de ce roman est long » donne « le roman dont le titre est long ». Les deux premières font ressortir une relation en de exigée par un verbe; la troisième, une relation en de liée à un nom.
Ne doublez jamais la relation en de
Puisque dont contient déjà de, n’ajoutez pas une seconde marque qui reprend la même relation. Les suites dont sa, dont… de et dont… en sont fautives lorsqu’elles doublent le même complément. Vous direz « l’ouvrage dont la qualité est remarquable », et non « l’ouvrage dont sa qualité est remarquable ». Vous direz aussi « l’ordinateur dont il est satisfait », et non « l’ordinateur dont il en est satisfait ».
L’OQLF résume le piège ainsi: « Il faut en effet éviter d’utiliser dont lorsque l’antécédent, c’est-à-dire le nom que remplace dont et qui le précède immédiatement, est lui-même déjà lié à la préposition de. » Deux structures correctes sont parfois possibles, mais il ne faut pas les mélanger. Selon Usito, on peut dire « C’est lui dont nous parlons. C’est de lui que nous parlons. » La première construction contient dont; la seconde garde de et emploie un autre lien grammatical.
où : le lieu et le temps
Le relatif où ne renvoie pas seulement à un endroit. Il peut reprendre un antécédent qui situe la relative dans l’espace ou dans le temps. L’OQLF donne le critère exact: « Cet antécédent exprime un lieu ou un temps. »
Un lieu
Pour un lieu, reconstruisez la phrase avec une indication comme dans ce lieu. L’exemple de l’OQLF est: « Voici la pièce où il passe tout son temps. » On peut faire apparaître le rapport avec « il passe tout son temps dans cette pièce ». Dans ce type de phrase, où peut souvent être rapproché de dans lequel, avec les ajustements de genre nécessaires: « la pièce dans laquelle il passe tout son temps ».
Cette équivalence est un outil de vérification, pas une obligation de reformulation. « Le centre communautaire où nous nous réunissons » est naturel et concis. La version « le centre communautaire dans lequel nous nous réunissons » rend simplement le rapport de lieu plus visible.
Un temps
Pour un moment, essayez une reconstruction avec pendant ou au moment de. L’OQLF donne: « C’était l’année où j’habitais Trois-Rivières. » On peut rapprocher cette phrase de « c’était l’année pendant laquelle j’habitais Trois-Rivières ». Le même principe s’applique au jour, à la soirée, à la période ou à la saison qui sert de cadre à l’action.
Ne remplacez pas automatiquement où par que quand l’antécédent exprime un moment. Le Larousse indique que l’ancien emploi de que à la place de où est aujourd’hui « un archaïsme de style ». Dans un français actuel et clair, écrivez donc « la semaine où le bureau a rouvert », avec la valeur temporelle de où.
Comme qui, que et dont, où est invariable. Le tableau d’Alloprof regroupe ces formes parmi celles qui ne changent pas. Le choix dépend ici de la valeur de lieu ou de temps, et non du genre ou du nombre du nom repris.
Trois confusions à corriger
1. Choisir qui ou que selon la fonction
La première confusion consiste à associer qui aux personnes et que aux choses. Cette opposition est fausse: les deux peuvent reprendre une personne ou une chose. La reconstruction tranche. « La technicienne qui vérifie le réseau » vient de « la technicienne vérifie le réseau », donc l’antécédent est sujet. « Le réseau que la technicienne vérifie » vient de « la technicienne vérifie le réseau », donc l’antécédent est complément direct. L’OQLF distingue de la même façon le rôle de sujet et celui de complément direct selon la reconstruction de la phrase simple.
2. Choisir dont plutôt que que après une construction en de
La deuxième confusion apparaît quand on oublie la préposition exigée par le mot reconstruit. On dit parler de quelque chose et avoir besoin de quelque chose. La présence de de conduit donc à dont, et non à que. La correction de l’OQLF est explicite: « Avez-vous les documents dont nous avons besoin? (et non : que nous avons besoin, ni : que nous avons de besoin) ».
Appliquez le même diagnostic à parler de. « Voilà le dossier dont la mairesse parle » est construit sur « la mairesse parle de ce dossier ». Avec un verbe qui prend directement son complément, la solution change. Ce n’est donc jamais la proximité d’un nom qui suffit: vous devez connaître ou retrouver la construction du mot dans la phrase simple.
3. Ne pas ajouter une deuxième marque de
La troisième confusion consiste à conserver dont tout en ajoutant un possessif, un autre de ou un pronom qui reprend déjà le même complément. Écrivez « le guide dont je suis satisfait », pas « le guide dont j’en suis satisfait ». Écrivez « la coopérative dont les membres se réunissent », pas « la coopérative dont ses membres se réunissent ». Le Larousse confirme que dont exclut l’emploi du pronom en ou d’un adjectif possessif se rapportant à son antécédent dans la même proposition.
Encadré, accord du participe passé avec que: lorsque que est complément direct et qu’il est placé avant un verbe conjugué avec avoir, son antécédent peut commander l’accord. L’OQLF énonce la règle générale: « Le participe passé des verbes conjugués avec l’auxiliaire avoir s’accorde en genre et en nombre avec le complément direct (CD) si celui-ci est placé avant le verbe. » On écrit donc « les livres que j’ai lus ». Les règles complètes, notamment les cas avec un infinitif ou avec en, sont présentées dans le cours sur l’accord du participe passé.
S’entraîner : choisir et corriger
Exemple d’entraînement maison 1
Transformation: « La navette part de Longueuil. La navette rejoint le terminus. » Réponse: « La navette qui part de Longueuil rejoint le terminus. » Pourquoi: la reconstruction « la navette part » montre que l’antécédent est le sujet de part, donc on choisit qui.
Exemple d’entraînement maison 2
Choix: « Voilà le permis (qui, que) ServiceOntario a renouvelé. » Réponse: « Voilà le permis que ServiceOntario a renouvelé. » Pourquoi: la phrase simple « ServiceOntario a renouvelé le permis » place l’antécédent comme complément direct, donc on choisit que.
Exemple d’entraînement maison 3
Correction: « Le chalet que nous avons besoin se trouve près du lac Memphrémagog. » Réponse: « Le chalet dont nous avons besoin se trouve près du lac Memphrémagog. » Pourquoi: la construction est avoir besoin de ce chalet; dont reprend ce complément en de.
Une courte ouverture sur lequel, auquel et duquel
Après une préposition, vous rencontrerez aussi lequel et ses variantes, ainsi que les formes contractées auquel et duquel. L’OQLF précise que lequel s’emploie généralement après une préposition. Par exemple, on peut écrire « la table sur laquelle j’ai posé le dossier ». Contrairement à qui, que, dont et où, qui sont invariables, lequel varie selon l’antécédent. La même page de l’OQLF le rappelle: contrairement aux autres pronoms relatifs, lequel varie en genre et en nombre selon son antécédent. Le Robert rappelle aussi que lequel se contracte en auquel avec la préposition à, et en duquel avec la préposition de. Gardez ce point comme une ouverture avancée, sans le confondre avec le noyau de la méthode.
Pour poursuivre votre préparation, revenez au parcours de compréhension et grammaire. Consultez séparément les pronoms compléments (COD, COI, y, en): ils forment un système différent de celui des pronoms relatifs et ne sont pas réenseignés ici. Dans le présent cours, que est un pronom relatif qui remplit la fonction de complément direct dans sa proposition, et dont contient une relation en de. Pour approfondir la conséquence orthographique signalée plus haut, utilisez aussi le guide sur l’accord du participe passé.
Provenance: le format du TCF Canada présenté dans cet article vient du manuel de France Éducation international antérieurement vérifié. Les règles grammaticales et les citations reposent principalement sur les ressources de l’OQLF, d’Alloprof et d’Usito, avec Larousse et Le Robert comme sources de recoupement.